SON PROFIL :
Cédric SORHAINDO Numéro : 20
Surnom : Tchouf' Pivot
Née le 07 Juin 1984 - Trinité (Martinique) 1m93 - 105kg
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Club : Paris HB
Parcours : France jeunes, France Juniors, France A
Nombre de sélection en équipe de France : 22
1ère sélection en équipe de France sénior : 26 Octobre 2005
Nombre de but en équipe de France sénior : 26
Nombre d'année de pratique du Handball : 6
Palmarès en club :
2005 : Vice-champion de D1, finaliste de la Coupe de la Ligue, ½ finaliste de coupe de France
2007: Vainqueur de la Coupe de France
Meilleur souvenir handballistique :
Mon 1er match contre Montpellier puis contre Magdebourg
Pire souvenir handballistique :
-19 à Montpellier avec Angers Noyant
Ses conseils de joueur :
Il faut être rigoureux, ne jamais baisser les bras et toujours prendre du plaisir
Situation de famille : Célibataire
Formation : BE 1er degré
Loisirs : les sorties (ciné, resto), les voyages, la musique, la lecture
Défaut(s) : Rancunier, timide, pas expressif par rapport aux émotions
Devise : Cool et efficace !!
Projet après le Handball :
Devenir éducateur sportif afin de partager ce que l'on m'a transmis
SON PORTRAIT :
La force pure
A l'évidence, Angers avait trouvé le bon filon en Martinique. Patrice Annonay -aujourd'hui à Paris-, Teddy Poulin (Ivry) et Cédric Sorhaindo sont tous passés par le Maine-et-Loire pour y effectuer leurs classes. Ils ont, d'ailleurs, constitué avec Bertrand Roiné la génération dorée du club. Cédric Sorhaindo était le petit dernier. Le plus jeune, le plus surprenant, le plus rapidement intégré, également, dans l'équipe première. Le plus fragile, enfin, état qui, longtemps, interpella sur sa capacité à intégrer le haut niveau.
Tout môme, en effet, le gamin de la Trinité avait déjà marqué sa différence. Il avait été opéré, dès l'âge de trois ans, des deux tibias qu'il fallait redresser. En 2002, il doit repasser sur la table d'opération. On lui casse l'un des tibias et on lui pose une plaque. Il vit un véritable calvaire pendant cinq mois mais retrouve tous ses moyens.
L'espoir est grand de détenir un pivot d'exception. Il est costaud, puissant. Il défend fort. Il se retourne très vite sur la zone mais il reste, malheureusement, souvent sujet aux blessures. Comme lors du rassemblement en janvier dernier à Toulouse où lors d'un exercice de contre-attaque, il se déchire les adducteurs, en voulant éviter... Claude Onesta sur le parquet.
Son Euro est déjà fini. Impatient aussi sous des airs très désinvoltes et derrière une discrétion qui ne l'empêche pas de ruminer les rendez-vous manqués. Souvent appelé, il est rarement élu quand le sélectionneur délivre sa liste des engagés aux plus grandes compétitions. Derrière Bertrand Gille, l'indiscutable titulaire et Christophe Kempe, l'équipier modèle et expérimenté, il est encore en phase d'apprentissage.
Il a fini par comprendre que son heure viendrait après les Jeux de Pékin lorsqu'il sera question de rebâtir et de digérer le départ des plus anciens. Cette perspective l'aide aujourd'hui à mieux gérer son organisme. Souvent utilisé blessé à Paris, il a appris à relativiser, à prendre le temps de se rétablir, à ne plus mettre sa santé en péril. Il a, en fait, suivi le même instinct qui l'avait poussé, à vingt ans, à quitter Angers pour Paris. A l'époque, il avait beaucoup consulté Joël Abati et Olivier Girault. De la même manière que, dans la capitale, il écoutera beaucoup le gardien Bruno Martini, son père spirituel, afin d'affiner son approche du monde professionnel.
A 23 ans, le métier commence à rentrer et le monde du handball s'arrête désormais sur son nom. En France, Chambéry lui a longtemps fait la cour. En Espagne, Ciudad Real, le tout récent champion d'Europe, s'est mis en tête d'en faire le successeur du légendaire Urios. En Allemagne, enfin, ses progrès ne passent pas inaperçus.
La preuve est là que le travail des deux dernières années, teinté de progrès et de déceptions, ont endurci le joueur, l'ont préparé, surtout, à tenir un rôle déterminant, bientôt, au plus haut niveau. Il n'aura pas attendu pour rien.